lundi 25 juin 2018

INTERESSEMENT : des nouvelles encourageantes dès 2018…


L’équipe CFDT SAP a signé un avenant à l’accord d’intéressement. 

L’intéressement 2017, payé au printemps 2018, a été très décevant, malgré d’importants dividendes versés aux actionnaires et les confortables bénéfices de SAP. En effet, les résultats financiers de SAPFrance ont été largement inférieurs aux objectifs fixés par le groupe. 
Il est devenu évident que les objectifs 2018 de chiffre d’affaires et de marge envisagés dès 2017 pour SAP France étaient irréalistes. Autre critère intervenant dans le calcul de l’intéressement, la satisfaction client voit sa mesure modifiée. L’enquête est désormais effectuée auprès de tous les clients et plus seulement d’un panel avec lequel nous sommes régulièrement en contact. Cette modification est un risque supplémentaire pour l’intéressement. Il est choquant que SAP réduise ainsi la part des salariés, malgré sa croissance, ses bénéfices, et ses dividendes. 

Laccord d’intéressement s’appliquant toujoursnous avons négocié un avenant modificatif pour 2018, afin d’améliorer les perspectives d’intéressement. 
Un avenant ne peut changer les types d’objectif, et nous critiquons toujours leur nature exagérément financière. De plus, la loi impose toujours que l’intéressement soit fortement aléatoire. 
L’avenant, en substance : 

  • Abaissement du seuil de déclenchement « chiffre d’affaires » de 93% à 88% d’atteinte ; 
  • Abaissement de l’objectif de chiffre d’affaires de 80millions, soit 7,6% ; 
  • Abaissement du seuil de déclenchement « taux de marge » de 94% à 72,6% ; 
  • Abaissement de l’objectif de marge de 19,1% à 15,7% ; 
  • Abaissement du seuil de déclenchement « satisfaction client » de 80% à 58,8% (l’objectif de 34 pour le Net Promoter Score (NPS) reste inchangé, mais le paiement sera possible dès un NPS de 20, au lieu de 27,2) ; 
  • Augmentation de 100 à 105 % du paiement à 100% d’atteinte pour l'ensemble des objectifs... 

L’avenant fait espérer un paiement 2018 plus conforme aux résultats de l’entreprise, notamment par l’abaissement des seuils de déclenchement et l’amélioration des courbes de paiement. Si cela avait été appliqué pour 2017, malgré les résultats, nous aurions tous touché plus. L’avenant porte sur l’année 2018, votre équipe CFDT renégociera donc dès l’année prochaine. 

mercredi 20 juin 2018

Signature d'un avenant à l'accord de télétravail


La CFDT comme 2 autres syndicats, a signé l’avenant sur l’accord de télétravail.

Cela permettra à tout le monde (hors commerciaux) de prétendre à 2 jours de télétravail contre 1 aujourd’hui.


Concrètement :

  • Ceux qui ont un jour fixe pourront demander en plus 45 jours variables à poser dans l’année, en principe 1 par semaine (donc 2 au total)
  • Ceux qui ont 46 jours variables pourront demander à passer à 90 jours / an (soit environ 2 jours par semaine)
  • Les temps partiel à 90% ou 80% pourront avoir 1 jour de télétravail
  • Il sera possible de compléter ½ journée de congés par ½ journée de télétravail
  • Il faudra avoir fait au moins 1 jour de télétravail dans le mois pour toucher l’indemnité (concerne ceux qui n’ont que des jours variables)
  • Il pourra y avoir du télétravail à 100% pour de courte périodes pour raison médicale
  • Les isolés hors région parisienne pourront être en télétravail à 100%
  • On pourra faire reconnaître 2 lieux de télétravail

L’entrée en application est le 1er septembre.

lundi 12 mars 2018

Conseil de Surveillance de février 2018

En 2015, Pierre Thiollet, Délégué Syndical CFDT SAP France, a été élu par le Comité d’Entreprise Européen pour 4 ans parmi les représentants du personnel au Conseil de Surveillance de SAP SE.
Ce siège est attribué au 2e pays européen du groupe SAP en nombre d’employés, après l’Allemagne.
Le CE Européen a voté en lieu et place de l’ensemble des salariés SAP en France suite à la rupture par la CGT et la CGC des négociations avec la direction.
Par ce mandat, Pierre défend la pérennité du groupe SAP avec le point de vue des salariés.
A la CFDT, comme à la CGT, les rémunérations liées à ce type de mandat sont reversées à l’organisation syndicale.

Pierre nous présente les principaux sujets de la réunion de février, traditionnellement consacrée au bilan de l’année passée et à l’approbation du budget de la nouvelle année. Certaines décisions prises par le Conseil de Surveillance (SVB) de SAP sont reflétées dans le rapport annuel 2017 (Integrated Report).

Budget 2018

Le vote du SVB porte sur le budget global 2018.
L’un des éléments essentiels est le budget d’augmentation de salaire des employés. Ce budget est préalablement discuté entre les représentants du personnel au SVB et l’Executive Board, mais l’Executive Board prend la décision finale. Les représentants du personnel au SVB sont en fort désaccord avec la décision de cette année. La demande d’un effort supplémentaire répondant à ceux fournis par les salariés a été rejetée.
Je n’ai donc pas approuvé le budget 2018.
Ce budget a néanmoins été approuvé par la majorité du SVB.

Rémunération de l’Executive Board

Cette rémunération, issue d’un calcul complexe, comprend 3 parties : le salaire de base, le « Short Term Incentive » équivalent à notre salaire variable, et le « Long Term Incentive ».  Cette dernière représente la plus importante part de la rémunération et ne peut être perçue qu’après quelques années (voir pages 31 à 34 du rapport annuel).
Les éléments composant ces 3 parties sont pour la plupart issus d’un calcul clair et ne peuvent être modifiés. Mais certains peuvent être attribués de façon discrétionnaire par le SVB.
Le Short Term Incentive dépend de 4 métriques, dont 3 financières et une discrétionnaire. Celle-ci a été fixée cette année à 88 %, ne remontant pas la moyenne des 3 autres.
Pour le Long Term Incentive, le résultat calculé peut être modifié par le SVB. Ce n’est pas le cas cette année, le résultat de 97,3 % a été conservé.
J’ai défendu le respect des valeurs calculées d’après les résultats de l’entreprise, contre des modifications qui auraient artificiellement relevé la rémunération des dirigeants.

Dividendes

Deux votes ont porté sur la distribution de dividendes, qui rémunèrent les actionnaires.
L’un augmente de 0,15 € le dividende, pour atteindre 1,40 € par action.
L’autre vote modifie les statuts de SAP pour augmenter la part minimum des bénéfices versée en dividendes. Cette part passe de 35 à 40 %.
A la CFDT, nous pensons que les bénéfices d’une entreprise qui fonctionne bien doivent être redistribués de façon équitable entre les salariés, les actionnaires et l’entreprise. La part revenant à l’entreprise lui permet d’investir dans la croissance et l’innovation. Ces propositions allant à l’encontre de ces principes, j’ai dû là aussi voter contre.


Une stricte confidentialité pèse sur les travaux du SVB.
Les sujets de la réunion de début d’année donnant lieu à des décisions ensuite rendues publiques, cela me permet pour une fois de partager quelques informations.
Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me contacter, directement ou par l’intermédiaire d’un élu CFDT.

vendredi 24 novembre 2017

Mutuelle, ce qui va changer au 1er janvier 2018 (tract de juin 2017)

Retrouvez notre tract de juin 2017 sur les négociations pour la nouvelle mutuelle, avec des explications sur le contrat responsable et l’OPTAM.

jeudi 27 juillet 2017

Fusion des instances du personnel - ça vous concerne


L'Assemblée Nationale a validé le 12 juillet la fusion des instances représentatives du personnel voulue par la majorité.

  •  Simplification et renforcement du dialogue économique et social et ses acteurs ? C'est ce qu'affirme le projet de loi d'habilitation …
  • Recherche d'économies de fonctionnement au prix d'une dangereuse régression sociale ?
  • Sombre complot patronal pour mettre en place une simple chambre d'enregistrement des décisions de l'employeur ? 
Pour vous aider à évaluer l'impact sur vos conditions de travail, voici quelques pistes de lectures
  • Une étude engagée signée notamment par un des associés de notre conseil juridique JDS : La fusion des instances signe la fin de la concertation dans les entreprises Lien vers l'étude

lundi 24 juillet 2017

Cloture des NAO : Refus de signature de la CFDT


Ce jeudi 20 juillet, votre équipe CFDT a refusé de signer le PV de clôture des Négociations Annuelles Obligatoires.

Les NAO couvrent pourtant des sujets importants pour tous (salaires ; intéressement et participation ; égalité femmes-hommes ; handicap ; santé et qualité de vie au travail…).

Le PV doit résumer les sujets traités, les accords et désaccords, et les propositions des équipes de négociation.

 

Quelle conséquence ?

Concrètement, ce refus n’a pas de conséquence négative pour les salariés.

 

Pourquoi ce refus ?

Les Organisations syndicales sont mandatées par vous pour défendre vos intérêts. Nous sommes d’accord que l’important est de faire avancer la cause des salariés, en enrichissant les accords de nos différences, pas en nous combattant.

C’est pourquoi nous avons été choqués par cette déclaration de la CFTC annexée par la direction au PV de clôture des NAO, déclaration faisant état de revendications jamais présentées pendant les 15 réunions, faisant de longs rappels sur la partie salaire qui avait été close en février, et déclaration qui n’avait même pas été communiquée aux autres organisations syndicales.
Nous espérons ainsi rappeler à la CFTC que la communication doit se passer en dehors de la négociation et à la direction qu’elle doit respecter l’ensemble des organisations syndicales.

La CFE-CGC a agis de même.

mercredi 14 juin 2017

Election Second tour de juin 2017


Merci à tous

 

Après cette interruption forcée de plus de 4 mois, nous allons enfin pouvoir relancer le travail du CE et des DP pour vous défendre et vous servir.

 

En négociations syndicales, nous avons été très actifs avec, outre le protocole électoral, des progrès sur le futur accord Handicap et le nouvel accord d’Intéressement (couvrant les 3 prochaines années).

 

 

A votre service

Comité d’Entreprise : Joëlle CORSO, Catherine de LARMINAT, Keltouma BOUDELAL, Rémy CHAMBARD-WILLIAMS et Enrick HANSEN

 

Délégués du Personnel : Lydie SEGUIN-TILLIT, Suzy GLESPEN, Keltouma BOUDELAL, Thomas (dit Tom) STORER, Benoit GANGNEBIEN, Rémy CHAMBARD-WILLIAMS, Michel ZOTTOLA, Jacques JOUANNY, Xavier ANDRE et Jacques HARAMBURU (Toulouse)


Projet CFDT




lundi 10 avril 2017

Intéressement, abondement, PEE et autres questions

Et vous pouvez faire vos calculs avec la calculette d'optimisation de l'abondement



lundi 21 novembre 2016

LA CFDT LANCE LA PLUS GRANDE ENQUÊTE JAMAIS RÉALISÉE SUR LE TRAVAIL

Il occupe un tiers de nos vies mais qui sait ce qu’il signifie pour chacun de nous et comment nous le vivons ? Pour le savoir, la CFDT lance la plus grande enquête interactive sur le travail jamais réalisée en France. L’objectif : collecter des milliers de réponses afin de redonner de la voix aux travailleurs dans le débat public.
L’enquête accessible sur parlonstravail.fr, c’est un questionnaire en ligne ouvert à tous ceux qui ont un avis sur le travail : salariés du privé ou de la fonction publique, intérimaires, autoentrepreneurs, étudiants, stagiaires, demandeurs d’emploi, retraités... Pour participer, il suffit de se connecter au site grâce à un ordinateur, une tablette ou un smartphone, et de répondre au questionnaire ludique et accessible. Le dispositif a pour objectif de collecter jusqu’en janvier 2017 des millions de réponses sur le thème du travail. Comment est-il ressenti, voulu, investi ? A-t-il du sens et si oui, lequel ? Que met-il en jeu individuellement et collectivement ? Quel est son impact sur la santé des personnes ? Leur vie privée ?

La CFDT à l’écoute des travailleurs
Pour explorer notre rapport au travail, l’enquête veut toucher et intéresser le plus de monde possible. Pour cela elle interroge 25 grands thèmes (collègues, temps passé au travail, relations avec la hiérarchie, dangers, fatigue, rêves, ambitions…) à l’aide d’un dispositif inédit.
Un dispositif d’enquête inédit
Dans le monde des statistiques, cet outil est complètement nouveau : aucune enquête, aucun sondage, aucune étude n’a jamais permis de faire s’exprimer autant de personnes : les concepteurs espèrent jusqu’à 15 millions de réponses…
De plus, contrairement aux enquêtes traditionnelles qui se font à partir d’un échantillon représentatif de population, on ne sait rien des personnes qui vont se connecter. L’enquête emploie un ton différent des autres études sur le travail (Dares, Insee…) avec des questions plus audacieuses et plus complices, dont l’objectif est de recueillir la parole la plus spontanée possible. Autre originalité : le site contient plusieurs heures de vidéos de salariés de toutes catégories socioprofessionnelles (infirmière, cadre dans l’informatique, ouvrier dans l’automobile, chauffeur VTC, auxiliaire de vie…) filmés en train de répondre à l’enquête et fournissant autant de témoignages touchants, sincères, bruts, à vif... Ces petits films offrent un miroir aux internautes qui peuvent alors s’identifier, s’en amuser, réagir, en débattre…
Enfin, les résultats s’affichent en temps réel avec les réponses des autres internautes. Là encore, les participants peuvent se situer, se comparer et découvrir qu’ils font partie d’un collectif.

Au terme de l’enquête, les centaines de milliers de données collectées seront analysées puis restituées, en mars 2017. Les résultats permettront de mesurer les angoisses, les attentes, les peurs, les envies, les espoirs et les désirs des Français au travail. Ils aideront à trouver de nouveaux consensus, dégager des vérités, imaginer le monde du travail de demain en confrontant le tout aux besoins et aux nécessités du pays. Surtout, l’enquête doit servir de boussole pour enrichir les propositions de la CFDT sur le travail dans le débat politique à la veille de l’élection présidentielle.